Pamela à la Maroquinerie

Le mystérieux duo Pamela a choisi la Maroquinerie pour son tout premier concert en tête d’affiche. Ce groupe, qui n’a qu’un EP à son actif, LIVE. SHIFT. DREAM. n’a pourtant eu aucun mal à remplir la salle. Pour les aficionados, Samuel Sprent n’est autre que le chanteur des Von Pariahs, et Simon Quénéa a opéré chez Inuït, et tourne avec Zaho de Sagazan. Mais aucun doute ce soir, la salle est pleine à craquer pour les voir eux !

Pamela

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Dès les premières notes de la soirée, une longue intro planante installe une tension palpable. Le public, à l’affût, réagit au quart de tour. Le set démarre avec ‘This Is a Song’, morceau qui révèle un côté LCD Soundsystem dans son approche répétitive et envoûtante. Le chanteur, habité, capte immédiatement l’attention.

Pamela enchaîne avec ‘Put Out the Fire’. La batterie, ultra fluide, soutient les voix avec une précision chirurgicale. Et là c’est le drame, un problème technique les empêche d’enchaîner. Grâce à leurs expériences combinées, loin d’être tétanisés, ils reprennent le morceau précédent jusqu’à ce que le souci soit résolu, pour que l’ambiance jamais ne retombe.

Le concert vient tout juste de démarrer mais la salle est déjà en mode dancefloor. ‘Woke’ semble plus posée, mais mène bien à une fin fracassante. Le groupe enchaîne avec ‘Focused’, qui repose sur une ligne de basse groovy. Sur ‘IDTKNWYT’, la guitare balance un roulement infini de cocotte, avec une touche sixties à la Franz Ferdinand. Le chanteur, sincèrement ému, remercie chaleureusement la foule.

Après ‘LSD’, Pamela part sur ‘Lover’s Potion’, un peu bancal, mais vite rattrapé. Sur ‘On the Chin’, le chant prend toute la place : voix puissante, moments suspendus, frissons garantis. ‘Kids on the Run’ met en avant le batteur, Simon Quénéa, qui prend la parole pour partager ce moment avec le public. L’ambiance monte encore d’un cran, l’envie de se jeter dans la mêlée grandit.

Infected’ marque une transition vers une vibe plus électronique, façon Kraftwerk. “Est-ce que vous êtes prêts à danser ?” demande le chanteur. Réponse immédiate : la salle clape en rythme, portée par une ligne entêtante. Dans la pénombre on distingue l’ingé lumière en train de chanter avec le groupe. Pamela sait manifestement comment tenir une salle !

Le set se finit sur ‘Full Sentimental’ qui vient ralentir le tempo avant un final apocalyptique. Folie dans les tribunes, explosion d’applaudissements. Pour le rappel, Samuel Sprent sort sa botte secrète, sa reprise de Lou Reed sur ‘Perfect Day’. En septembre dernier, ce groupe n’existait même pas. Aujourd’hui, Pamela remplit La Maroquinerie et ce soir, La Maroquinerie a tremblé. La suite promet d’être électrique.

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Réclame

Lire l’interview des Von Pariahs




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